mardi 3 avril 2012

Centre


Je suis revenue à mes anciens amours: écrire, yogambuler, lire, écrire, yogambuler, lire...  Voilà bientôt trois mois et demie que j'ai quitté Montréal pour me ressourcer. En yogambulant, j'ai visité Medellin, Guatape, Buenos Aires, Bella Union, Montevideo, Piriapolis, Punta del Este. Je lève les voiles après demain vers Miami et probablement, Key West.





Je partage quelques réflexions méditatives en lien avec l'importance de s'enligner, se centrer.

Tel qu'écrit dans mon carnet de voyage:


Ces temps-ci, je réapprends à me faire confiance et à écouter la source de créativité, l'essence de l'ÊTRE. Je parcours des chemins, j'apprends. J'apprends à ne pas avoir peur de me tromper, d'être sur le mauvais chemin. Quand la peur s'installe, je me pose la question: De quoi j'ai peur? Toutes sortes de réponses me viennent mais, il s'agit de ne pas les alimenter. Bonjour peur, pourquoi viens-tu me visiter? Je viens en bonne nouvelle, me dit-elle. Je viens te dire qu'il est temps que tu retournes à ta relation avec toi-même, cet espace où tout est enligné et paisible. Mais qu'ai-je fait de mal pour m'en éloigner? Ni mal, ni bien, retourne au centre où tu trouves l'équilibre. Alors, je crée l'espace d'ajustement pour me centrer que l'on appelle méditation.

Quelle est votre façon d'entrer en contact avec votre être ?

lundi 1 mars 2010

Yoga and geometry of life

Look outside... From which angle do you face life? What is your vision? What is your perspective? Is it an acute angle: less than 90°? Is it just right: exactly 90°? Maybe obtuse: greater than 180°? Perhaps straight: exactly 180°? I would like to think that we look at least round a reflex angle: greater than 180°. And, as we broaden the angle, we can look at a portion previously unseen and still, we hardly open to it because it seems so inaccessible. Can we achieve the full rotation, the circle's perfection? Unconsciousness: a landscape with mystery and charm, the compass of art, meditation or any other form of concentration. Look closer...Who are you? The bisector, right...? The line that divides the angle in two equal parts creating separations, dualities, polarities, battles; body-mind, day-night, good-bad, north-south, feminine, masculine. Look inside... can you see the whole perspective? Can you create greater possibilities from the center of your being? You have the answer... Hey! After all, this is 5th grade geometry :-)! Until you find it, let's begin the yoga class with the acute angle pose : trikonasana...

B.P.




vendredi 18 septembre 2009

Vivre dans l'inconfort et y rester

Ma pratique me permet de plus en plus d’apprendre à me retrouver dans une état d’acceptation de ce qui est. Cela ne signifie pas que je sois dans l’abnégation. Cela veut dire que le yoga est un guide vers le détachement. J’entends ici le détachement à l’obtention d’un résultat, de la tension, de la recherche d’une réponse ou d’une situation à tout prix. Oui, j’ai des intentions et de objectifs et je veux les atteindre. Cependant, si je m’attends à ce que mes efforts se concrétisent comme je le veux, quand je le veux, je suis dans l’attachement. J’ai confiance que mon travail portera les fruits à maturité au moment ou je serai en mesure de les savourer ; avec cette attitude je m’installe dans un espace de non-attachement tout en restant à l’affût des signes et des possibilités qui s’offrent à moi. Est-ce si facile ? Non. Bien sûr que non. Le yoga est un travail personnel avant tout. Personnel à un certain niveau mais surtout transpersonnel ; au moment ou la conscience fait transcender l’être et le guide vers la voie de la réalisation personnelle, de la transcendance du MOI vers le SOI. Et ce qui n’est pas si facile, c’est d’oser, oser aller vers l’inconfort, explorer, sentir et ressentir … souvent le malaise, la souffrance et la peur. Après tout, c’est accepter sa vérité comme fondamentale. Ma vérité, c’est ce qui est vrai pour moi maintenant, en ce moment et ... ça change. Oui, tout change. La vérité, ça part de soi d’abord, c’est être vrai avec soi-même et pour cela, il faut oser.

J’entends quelques fois des commentaires qui me blessent ou qui m’indignent. Certains pensent que pratiquer le non-attachement c’est faire tout glisser sur sa peau comme sur le pelage d’un canard. Ne pas se laisser atteindre et devenir inébranlable. Il n’en est pas ainsi. La souffrance est une réalité commune à tous les hommes, sans égard à la pratique spirituelle choisie ; la philosophie bouddhiste en fait l’enseignement. Le travail du yogi est d’apprendre à vivre dans un inconfort et d’y rester et ce, sur le tapis et dans nombreuses situations de la vie. Non, ce n’est pas une question d’être à l’abri des blessures, des injustices ou de la persécution d’autrui. Celui ou celle qui se promène avec son bouclier fait de sa vie une résistance qui persiste par le fait même de se débattre. Résistance : Le Petit Robert, II. (Action Humaine) 1. Action par laquelle on essaie de rendre sans effet (une action dirigée contre soi). Est-ce humainement possible ? Non. Cependant, je ne veux pas souscrire ici à l’adage No pain, no gain. Selon moi, ce n’est pas par cette voie là que la souffrance fait place à la résilience. Can’t feel, can’t heal : voilà comment le ressenti conscient fait place à l’ouverture, à l’acceptation, à la compassion, enfin, à l’Amour pour soi, pour autrui, pour la vie.
Namaste
Révérence à Pierre Bélisle pour ses enseignements.